Introduction
Muscle lisse
Oesophage
Estomac
Intestin
Colon
Défécation
Motricité digestive
Défécation
La défécation s'organise à partir d'une sensation rectale ; le plus souvent,
celle-ci est inhibée par le cortex et l'évacuation est différée. Lorsque
les conditions d'environnement sont favorables, (l'inhibition corticale
cesse et la défécation s'organise. Dans le déclenchement de la défécation,
le conditionnement joue un rôle considérable : de simples changements
d'habitude (voyage, hospitalisation) peuvent suspendre toute évacuation
pendant plusieurs jours. De fait, les capacités adaptatives du rectum
permettent de différer assez facilement la défécation.
Phénomènes mécaniques
Lorsque la défécation s'amorce, la radiographie (défécographie) montre
que le plancher pelvien s'abaisse et que la sangle puborectale se relâche.
Ces deux phénomènes concourent à faire disparaître l'angulation recto-anale.
En radiologie, le rectum et l'anus ont un aspect en entonnoir à travers
lequel la colonne fécale est expulsée sous l'effet d'une contraction soutenue
du côlon terminal. Cette contraction peut vider totalement le côlon gauche,
mais elle n'intéresse pas le côlon proximal. Le mouvement d'évacuation
colique est accompagné d'une poussée abdominale durant laquelle le diaphragme
abaisse est fixe et les muscles de la paroi abdominale sont contractés.
Lors de la poussée on assiste à une expiration forcée à glotte fermée
(manouvre de Valsalva). Ce dernier point constitue une différence fondamentale
avec la physiologie de la miction, car une vidange vésicale normale s'effectue
sans poussée abdominale.
A la fin de la défécation, l'ensemble de ces phénomènes mécaniques cesse
brusquement. La sangle des releveurs en se contractant rapidement, agit
comme une guillotine sur la colonne fécale ce qui explique l'aspect effilé
de la partie postérieure des selles. L'appareil recto-anal re-trouve ses
rapports anatomiques et son activité mécanique basale.
Contrôle nerveux
Le côlon terminal, le rectum et l'appareil sphinctérien sont contrôles
par le cortex cérébral, le mésencéphale et le bulbe rachidien.
Le rôle du cortex cérébral est essentiel, c'est lui qui reçoit l'information
Toutefois, chez l'homme spinal la défécation peut se dérouler
à partir d'un réflexe médullaire, la seule différence avec le sujet normal
est que son déclenchement est indépendant de la volonté. La stimulation
cutanée périnéale est capable de provoquer une défécation réflexe chez
le sujet paraplégique. L'expérimentation animale prouve, qu'à la différence
du réflexe mictionnel, le réflexe de défécation présente une organisation
spinale segmentaire. Il existe une voie inhibitrice descendante d'origine
corticale, puisque chez l'homme la défécation peut être interrompue volontairement.