La mesure du temps d'évacuation d'une bouillie barytée est encore en usage du fait de sa simplicité. Il s'agit d'une méthode globale insuffisante car utilisant un composé insoluble (donc sans osmolarité), le sulfate de baryum, dont les propriétés physico-chimiques n'ont rien à voir avec celles d'un repas.
Une meilleure méthode consiste à utiliser des granules radio-opaques, comparables à ceux utilisés pour la mesure du temps de transit colique, qui sont ingérés au cours d'un repas normal. Ces granules sont comptés sur des clichés itératifs, ce qui permet le calcul de leur taux d'évacuation gastrique. Bien qu'il ne s'agisse pas d'éléments naturels du repas, il existe une bonne corrélation entre l'évacuation des granules et celle des particules digestibles d'un repas normal.
Dans la méthode du double échantillonnage, un repas liquide est introduit dans l'estomac au moyen d'une sonde gastrique. à des intervalles de temps réguliers, on prélève des échantillons et l'on instille immédiatement après chaque prélèvement une quantité connue d'un marqueur non absorbable. A partir de la concentration du marqueur, on mesure pour chaque prélèvement le volume intra gastrique. Par calcul, on peut connaître la part de la sécrétion dans le volume gastrique. L'inconvénient de la méthode réside dans sa complexité et dans le fait qu'elle soit réservée à la vidange des liquides.
Une méthode plus récente consiste à utiliser des radio-isotopes perfusés dans le duodénum avec recueil en aval de ce point de perfusion. La dilution du marqueur duodénal donne le débit liquidien au point de recueil, ce qui permet de calculer le débit transpylorique d'un autre marqueur incorporé au repas. Cette méthode a l'avantage de pouvoir marquer la phase liquide comme la phase solide du repas. L'inconvénient réside lè encore dans la complexité de la technique, notamment dans la difficulté de recueillir les particules solides.
Après ingestion d'un repas marqué par un émetteur gamma, on compte à la gamma caméra la radioactivité dans l'aire de projection gastrique. La décroissance de la radioactivité lors des acquisitions successives permet de calculer la vitesse de la vidange gastrique. Les causes d'erreur sont nombreuses (liées à l'adhérence du marqueur à l'aliment, à la variation de la géométrie gastrique, et à la sécrétion gastrique.
Cette technique a l'avantage d'être simple et non agressive (pas d'irradiation, pas de tubage). Elle consiste à mesurer l'impédance dans la zone de projection de l'estomac après injection d'un repas liquide (jus d'orange) qui augmente la résistance électrique du contenu. La décroissance de l'impédance permet d'estimer la puissance mettre en évidence que des troubles majeurs de la vidange gastrique et ne s'applique pas qu'à un repas liquide standard.