Mesure manométrique couplée
à d'autres examens
La mesure manométrique a souvent été couplée à d'autres examens : endoscopie, pH, ECG, radiologie.
1. Mesure manométrique couplée à l'examen endoscopique.
Certains auteurs ont proposé de coupler l'endoscopie oesophagienne à la manométrie au cours du même examen, lorsque le passage de la sonde manométrique est difficile ou impossible, comme dans l'achalasie ou la sténose peptique de l'oesophage. Cette association d'examens, rendue possible par l'utilisation de capteurs électroniques, ne permet cependant pas une étude détaillée de la motricité oesophagienne. Il a cependant été démontré que la pression du SIO mesurée lors de l'examen endoscopique était comparable à celle qui est obtenue par utilisation des techniques usuelles [Weihrauch, 1981; McGouran, 1988].
2. Mesure manométrique couplée à la pH-mètrie oesophagienne.
Le développement des systèmes Holter et la miniaturisation des cathéters électroniques a permis la mise au point de systèmes combinés pH-pression par de nombreux fabricants (Annexe 1). Les sondes peuvent être réalisées à façon et le médecin peut obtenir une sonde avec par exemple plusieurs points de mesure du pH ou de pression, certains enregistreurs acceptant jusqu'à 16 voies d'entrée (MMS). De plus, ces systèmes permettent de mesurer des paramètres oesophagiens et gastriques. Cependant la traversée du SIO par une sonde augmente la durée du reflux couché limitant de ce fait les indications de ce type d'examen [Singh, 1992]. La reproductibilité de ces mesures a été validée. Ces études montrent une variation inter-individuelle supérieure à la variation intra-individuelle [Emde, 1991].
3. Mesure manométrique couplée à d'autres examens (ECG, déglutition, pneumographe).
La mesure manométrique peut également être couplée à des capteurs de déglutition (EMG cutané du muscle supra hyoïdien), des électrodes d'ECG (évaluation des douleurs thoraciques), des capteurs de mouvements respiratoires (études des variations de l'activité oesophagienne avec la respiration). Enfin citons la manofluorographie, où la manométrie est couplée à l'examen radioscopique de l'oesophage. Elle est surtout indiquée dans l'exploration des dysphagies hautes [McConnel, 1987].